7 châteaux de la Loire à visiter absolument


 

 

Le Château de Chambord

Dès le XIIe siècle, et en dépit des terres marécageuses qui le bordent, le château de Chambord sert de résidence de chasse à ses propriétaires, les comtes de Blois. Passionné de chasse lui aussi, le roi François Ier tombe sous le charme du lieu et décide d'en faire le symbole de sa puissance. Faisant raser le château-fort, il ordonne la construction d'un vaste château Renaissance destiné à marquer les esprits. Ce projet colossal, vraisemblablement esquissé par Léonard de Vinci alors architecte officiel du roi, véritable défi de par son ampleur et la nature marécageuse des sols qui nécessitent de lourds travaux d'assainissement, se poursuivra pendant des décennies. Le roi dut même renoncer à certaines de ses exigences démesurées, à l'image de son projet de détourner le cours de la Loire pour border d'eau les douves du château. C'est finalement le Cosson, une rivière plus proche, qui fut utilisé. Mort en 1547, François Ier n'aura passé que quelques semaines au château, principalement pour chasser, entouré de son groupe d'intimes, et le laissera inachevé et vide. Si son fils Henri II s'efforce de terminer une partie des travaux, le château est peu à peu délaissé par les Valois au profit de Paris.

Il faut attendre la dynastie des Bourbons pour que Louis XIII cède le château à son frère, Gaston d'Orléans, qui se charge alors de son ameublement dans l'aile royale. Le jeune Louis XIV découvre alors le lieu et tombe sous son charme au point d'y faire 8 séjours. Suivi par sa cour, il fait agrandir le château et y mène de nombreuses fêtes où de grands artistes comme Molière et Lully se produisent. Au XVIIIe siècle, le château sert successivement de résidence à Stanislas Leszczynsky, roi de Pologne en exil, puis à Maurice de Saxe. Tous deux puisent dans le mobilier royal pour meubler le château où réside encore une cour fastueuse. A la Révolution Française s'ouvre une période de pillages qui dévastent littéralement le domaine. Le XIXe siècle sera une période mouvementée pour le château, appelé à la destruction par Paul-Louis Courier mais finalement racheté par l'Etat en 1930 pour pas moins de 11 millions de francs-or. Château incontournable de la vallée de la Loire, il est classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 1981.

Pour les fans du Château de Chambord !

Une architecture unique

De par son gigantisme et son raffinement, Chambord est sans conteste le château le plus emblématique de la vallée de la Loire et l'expression la plus poussée et la plus raffinée du style Renaissance en France. On estime que la construction de ce joyau architectural cerné d'une enceinte de près de 32 kilomètres a nécessité plus de 220 000 tonnes de pierres blanches de tuffeau. D'un plan a priori féodal, composé d'un donjon central à quatre tours, centré du fameux escalier à double vis (où deux personnes peuvent monter et descendre sans jamais se croiser), et surmonté d'une tour-lanterne, le château de Chambord emprunte également aux principes italiens de voûtes et de décorations raffinées. Dominant le parc royal, une grande terrasse permet d'admirer les 365 cheminées du château et ses 800 châpiteaux et lucarnes de tuffeau richement ornés. Les appartements royaux, bien souvent réaménagés, s'étendent des coins des donjons aux tours attenantes tandis que de longues galeries extérieures relient le donjon et ses ailes extérieures.

Un parc forestier immense

Férus de chasse, les rois de France ont rapidement enfermé le château dans un parc de plus de 5440 hectares, cerné d'une enceinte de pierres évitant l'éparpillement du gibier. Equivalent en surface à la superficie de la ville de Paris, il est aujourd'hui encore le plus vaste parc forestier clos d'Europe. Planté principalement de chênes et de pins, il abrite en outre une flore protégée nationalement comprenant pas moins de 150 espèces remarquables. Aujourd'hui ouvert au public sur près de 600 hectares, le parc de Chambord offre la possibilité rare d'observer une faune sauvage dense (pas moins de 700 cerfs et 1200 sangliers) tout en concourant au maintien d'espèces en danger telles le mouflon de Corse. Réserve nationale de chasse et de faune sauvage, le parc est également classé au réseau écologique Natura 2000 au titre de la directive Habitats oiseaux.

Château d'Amboise

Véritable place forte du fait de son élévation en bord de Loire, le château d'Amboise est pendant des siècles la propriété de la famille d'Amboise. Confisqué en 1434 par Charles VII, il devient dès lors demeure royale et véritable emblème des châteaux de la Loire, témoin local incontournable de l'histoire de France. Charles VIII, né au château, est particulièrement attaché au lieu et, sous son influence, l'ancienne forteresse se développe et devient un véritable palais royal. Le style gothique flamboyant, marqué par la chapelle Saint Hubert et une aile (dite Charles VIII) domine sous son règne. Deux tours cavalières, permettant aux convois et chevaux de rejoindre le château par une longue rampe en colimaçon témoignent des qualités d'ingénieurs des architectes de l'époque. Néanmoins, l'influence des campagnes italiennes développe chez Charles VIII et ses successeurs un goût pour le style Renaissance, qui marquera la fin du style médiéval et qui se déploiera magnifiquement à Amboise.

Pour les fans du Château d'Amboise !

François Ier, le grand mécène

Adepte du style Renaissance, le roi Louis XII ajouta une aile au château après avoir épousé la veuve de Charles VIII, Anne de Bretagne. Néanmoins, ne laissant pas d'héritier mâle, il meurt en 1515, cédant la place à François Ier. Ce dernier a vécu depuis l'âge de 4 ans au château et est un fervent défenseur de la Renaissance. Protecteur des lettrés tels du Bellay ou Ronsard, il se veut également mécène des arts et s'entoure d'artistes italiens comme Léonard de Vinci qu'il fait venir à Amboise, au Clos Lucé en 1516. Les décors du château s'harmonisent et le roi n'hésite pas à introduire la courtoisie en ouvrant sa cour aux femmes lors de grandes fêtes.

Léonard de Vinci, un génie à la Cour

Léonard de Vinci a déjà 64 ans lorsqu'il arrive à la cour de France en 1516. Très proche de François Ier, il est placé par ce dernier au manoir du Clos Lucé, à proximité du château d'Amboise. Nommé "premier peintre, premier ingénieur et premier architecte du roi", il reçoit une pension lui permettant de travailler et dessiner à sa guise. Rapidement, il met à profit son talent de dessinateur et d'inventeur pour travailler à des plans de châteaux et à des projets de fêtes. Mort au manoir en 1519, il est inhumé selon sa volonté au château d'Amboise, d'abord dans la Collégiale Saint Florentin, puis au XIXe siecle, dans la chapelle Saint Hubert.

Un château oublié

A partir du règne d'Henri III puis d'Henri IV, la cour quitte la Touraine pour l'Ile de France, et le château d'Amboise tombe peu à peu en oubli. Progressivement abandonné, il est en partie démantelé. Ne reste aujourd'hui qu'un cinquième de ce qui fut le palais royal. En 1815, la mère du futur Louis-Philippe hérite du château et le lègue à son fils. Devenu roi en 1830, celui-ci fait démolir les maisons attenantes au château et en dégage les remparts. Il fait également redécorer l'intérieur du château dans un style Premier Empire et Louis-Philippe.

L'exil d'Abd el-Kader

Homme politique et chef militaire de premier plan, l'émir Abd el-Kader résistera pendant plus de 15 ans aux poussées de la France en Afrique lors de la conquête de l'Algérie. Finalement fait prisonnier par le duc d'Aumale, fils de Louis-Philippe, il est retenu au château d'Amboise avec sa suite pendant quatre ans avant d'être libéré en 1852 par Louis Napoléon Bonaparte. Ecrivain, poète, théologien soufi, il est un symbole de la résistance algérienne. Durant son exil à Amboise, une partie des membres de sa famille et de sa suite meurent et sont aujourd'hui inhumés dans le Jardin d'Orient.

Le Château d'Azay-le-rideau

Un bijou renaissance

Château incontournable, reconnu par Balzac comme "un diamant taillé à facettes serti par l'Indre", Azay-le-Rideau est un domaine emblématique du Val de Loire. Construit sur les bases d'une ancienne maison forte, cernée par les eaux de l'Indre, le château d'Azay-le-Rideau est acheté au XVIe siècle par la famille Berthelot, riches financiers du roi François Ier. Gardant quelques détails, souvenirs de la tradition défensive du Moyen-Âge, c'est néanmoins le style Renaissance importé d'Italie qui prévaut lors de sa construction. Composé d'un bâtiment en forme de L, mis en valeur par les eaux qui l'entourent, le château devient une demeure de plaisance, véritable bijou architectural composé d'un escalier droit richement orné de pilastres et colonnes, ouvert sur une cour d'honneur encadrée d'une porte ornée des initiales des fondateurs et de la salamandre et de l'hermine de François Ier et de sa femme Claude de France. Chaque angle est pourvu de tourelles ouvragées et des ouvertures régulières viennent éclairer les corps de bātiments. Cette petite merveille Renaissance passe ensuite de mains en mains des siècles durant et tombe progressivement dans l'oubli.

Un musée reconnu dès le XIXe siècle

En 1791, le marquis de Biencourt rachète le château et procède à de nombreux aménagements. Supprimant les derniers vestiges du style Moyen-Âge, il s'attache à mettre en valeur le style Renaissance en bâtissant deux nouvelles tours aux angles des façades. L'unité stylistique qui se dégage des bâtiments est renforcée par l'effort de décoration intérieure qui vient éclairer de magnifiques tapisseries. AU XIXe siècle, grâce à la fortune de sa femme Anne de Montmorency, une série de portraits historiques des grands maîtres est constituée et ouverte à la visite par le couple, qui fait d'Azay l'un des plus beaux musées de France de l'époque. Hélas, des revers de fortune obligent leurs héritiers à disperser la collection et à vendre le domaine. L'Etat s'en porte acquéreur en 1905 et le château est désormais géré par le Centre des Monuments Nationaux.

Château de Chenonceau

Posé en travers du Cher, le Château de Chenonceau, situé sur la commune de Chenonceaux, est un véritable chef d'oeuvre de l'architecture Renaissance en France. Il se compose de trois éléments principaux qui témoignent des évolutions qu'a connues ce monument exceptionnel au fil de l'histoire et au gré de ses différents propriétaires, dont de nombreuses femmes (d'où son surnom de Château des Dames).

Pour les fans du Château de Chenonceau !

De l'ancien château bâti en 1432 par Jean II Marques après la destruction d'un premier manoir familial datant du 13ème siècle, il ne reste aujourd'hui qu'une tour, dite Tour des Marques. En proie à de nombreuses dettes, son fils Pierre est contraint de vendre le château, racheté par Thomas Bohier, bourgeois de Tour et receveur général des finances de Normandie. Il rase le domaine des Marques à l'exception de ce vieux donjon féodal qu'il réaménage dans un style Renaissance. Sur les fondations de l'ancien moulin des Marques, il fait construire un logis Renaissance, dit Château des Bohier. Flanqué de quatre tourelles d'angles, cet édifice haut de deux étages se présente sur une base presque carrée qui répond à une volonté d'harmonie et de régularité.

Après la mort de Bohier et de son épouse (respectivement en 1524 et 1526), et la découverte de malversations, leurs héritiers sont contraints de céder à leur tour le domaine, qui devient alors propriété du roi de France, à l'époque François 1er. A partir de 1547, sous le règne d'Henri II, Chenonceau est offert à Diane de Poitiers, favorite du roi, qui entreprend d'y faire construire le pont qui le relie à l'autre rive du Cher. Elle est également à l'origine, sur la rive droite, du jardin qui porte son nom.

A la mort d'Henri II, Catherine de Médicis chasse Diane de Poitiers de Chenonceau et fait construire sur le pont une double galerie d'une longueur de 60 mètres, donnant au château son aspect actuel. Cette grande salle de réception sera le théâtre de fêtes somptueuses dans un Chenonceau devenu lieu de fastes et de plaisirs. Les pièces richement meublées et décorées du château témoignent aujourd'hui des marques laissées par ces deux femmes sur le domaine. A sa mort, en 1589, la reine mère lègue Chenonceau à Louise de Lorraine, épouse du roi Henri III qui sera assassiné quelques mois plus tard. Louise y vivra alors telle une recluse jusqu'à sa mort en janvier 1601. Sa chambre aux murs noirs et ornés d'attributs sépulcraux est visible au deuxième étage du château.

C'est le début d'une longue période d'abandon pour le site qui retrouvera de sa superbe après son acquisition par la famille du riche fermier général Claude Dupin en 1733. Les grands artistes et penseurs de l'époque y sont alors reçus, parmi lesquels Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Buffon, Marivaux... Rénové à grands frais par Madame Pelouze entre 1867 et 1878, le château appartient aujourd'hui à la famille Menier. C'est l'un des plus meublés du Val de Loire avec notamment de superbes tapisseries, des tableaux de maîtres et du mobilier Renaissance.

Château de Chanteloup

Situé aux abords d'Amboise, le domaine de Chanteloup s'étale au XVIIIe siècle sur près de 4000 hectares. Le château, construit en 1713 par Jean d'Aubigny pour la Princesse des Ursins, est rapidement racheté par le Duc de Choiseul, ministre de l'Etat sous Louis XV. Sous sa direction, le château est considérablement étendu et devient un magnifique petit palais que certains n'hésitent pas à comparer à Versailles. De nombreuses fêtes y sont organisées et une véritable petite cour s'y développe, au coeur de ses jardins et des grandes pièces d'eau. De retour en grâce avec l'avénement de Louis XVI, le duc de Choiseul meurt en 1785 et le domaine est alors vendu. Pour un temps propriété de Jean-Antoine Chaptal, ministre de l'Intérieur sous Napoléon Ier et chimiste ayant mis au point le procédé de l'extraction et du raffinage du sucre de betterave, il est mis en vente en 1823. Ne trouvant aucun acquéreur, il est vendu à un démolisseur de La Bande Noire, liquidateur et marchand de biens, qui démolit le château pierre par pierre. Ne subsistent aujourd'hui qu'un petit pavillon du Concierge et deux charmants pavillons de style Louis XVI qui marquaient l'entrée du domaine par la "Grille Dorée". Au cœur du domaine, au bord d'une pièce d'eau semi-circulaire se dresse encore la Pagode, dernier témoignage de la magnificence du domaine.

Pour les fans du Château de Chanteloup !

La Pagode de Chanteloup

Située au sud du château, la Pagode de Chanteloup également appelée "folie du duc de Choiseul" est construite en 1775 par l'architecte Le Camus, en hommage à la fidélité des amis du duc, venus le rejoindre au domaine pendant son exil. Cette folie architecturale s'élève sur près de 44 mètres et comporte pas moins de 7 étages. Bâti sur un péristyle de 16 colonnes et piliers, chaque étage se développe en coupole de plus en plus réduite, le tout relié par un escalier en acajou et pierres, orné de bronze. L'ensemble évoque le goût des "chinoiseries" en vogue au XVIIIe siècle et lui donne donc le nom de pagode. Depuis son sommet, on dispose d'une vue imprenable sur la vallée de la Loire et la forêt d'Amboise et l'on imagine la splendeur des jardins du domaine dévastés pendant la Révolution.

Château de Villandry

Si Villandry est connu dès 1189 pour avoir hébergé la signature de la “Paix de Colombiers” entre Henri de Plantagenêt, roi d'Angleterre, et Philippe Auguste, roi de France, il n'est alors répertorié que comme forteresse médiévale de type classique, bâtie sur un ancien domaine romain dit “Villa Andrik”. En 1532, son nouveau propriétaire, Jean Le Breton, ministre des Finances de François Ier, ordonne sa démolition et lance la construction d'un château de style Renaissance, prolongation de l'architecture du château de Chambord. A côté du donjon, seule trace conservée de la forteresse, il fait bâtir trois corps de logis disposés en fer à cheval, tournés vers la vallée du Cher et de la Loire en contrebas et bénéficiant ainsi d'une vue exceptionnelle. Gardant les principes de l'architecture italienne, il fait respecter les règles de symétrie et d'élégance en bâtissant autour de la cour d'honneur de belles galeries à arcades et de grandes fenêtres à pilastres richement décorés. Les jardins, inspirés des jardins d'agrément italiens, sont déjà renommés pour leur richesse et leur réputation s'étend bien au-delà du Val de Loire.

Pour les fans du Château de Villandry !

Les transformations du XVIIIe siècle

En sommeil pendant plusieurs siècles, le château est racheté en 1754 par le Marquis de Castellane, ambassadeur du roi Louis XV et issu d'une ancienne et illustre famille provençale. Constatant l'inconfort du château, celui-ci décide de remanier son intérieur en y améliorant l'isolation et en développant un style néoclassique au charme incontestable. Un escalier de style Louis XV est construit et une salle à manger provençale richement décorée apportent au château une touche moderne et remarquable. Les deux éléments sont aujourd'hui classés aux Monuments Historiques. Les travaux sur les façades, en revanche, sont plus hasardeux. Une partie des arcades est murée pour accueillir les cuisines et de nouvelles baies et fenêtres s'intercalent avec les fenêtres Renaissance et cassent ainsi la régularité de l'ensemble. Les jardins se transforment en jardins à la française, avec pièces d'eau et allées rectilignes entre parterres et orangeries.

La restauration de Villandry

Plusieurs fois vendu au fil des siècles, Villandry ne connait plus de transformations majeures jusqu'en 1906. Joachim Carvallo, disciple du prix nobel de médecine 1914 Charles Richet, et son épouse Anne Coleman, héritière d'une riche famille de sidérurgistes américains, tombent sous le charme du château et se portent acquéreurs. Conquis par l'élégance du domaine, ils consacrent toute leur énergie à restaurer le château dans le but de l'ouvrir au public. Une première vague de travaux s'attache à faire disparaître les ouvertures du XVIIIe siècle pour faire ressortir la symétrie des façades Renaissance, puis une seconde vague s'attèle à la restauration des jardins.

Le retour aux jardins Renaissance

Indissociables du château, les jardins de Villandry ont eux aussi connu de nombreuses transformations au fil des propriétaires. Tour à tour jardins à la française puis jardins romantiques, ils sont bien loin de leur conception originale propre à la Renaissance. Passionné de reconstitution, Joachim Carvallo décide de retrouver leur disposition première. Partant de plans anciens et avec le concours d'artistes paysagistes, il réinvente l'aménagement paysager du site. Un potager décoratif refait son apparition, un jardin d'eau dit “classique” complète les jardins plus ornementaux sur les terrasses avec salons d'amour et de croix. Plus récemment et dans le prolongement du travail de Joachim Carvallo, un jardin des Simples est venu compléter l'ensemble, bientôt suivi d'un jardin du Soleil inspiré d'un de ses dessins. Désormais pris en charge par une équipe de jardiniers attentifs à un entretien biologique des plantes, les jardins de Villandry ont rapidement obtenu le label de Jardins Remarquables et continuent d'émerveiller leurs visiteurs, plus nombreux chaque année.

Château de Cheverny

Propriété de la famille des Comte de Cheverny depuis le XVIe siècle, le château de Cheverny est le représentant le plus abouti du style classique des châteaux de la Loire. Réalisé par l'architecte Jacques Bougier, connu pour sa participation à la construction du château de Blois tout proche, il met en avant la pierre de tuffeau locale qui présente une belle blancheur uniforme, mise en valeur par le vert vif des pelouses. Durant quatre siècles, ses propriétaires ont embelli le château et notamment son intérieur qui présente des peintures et sculptures en parfait état de conservation. Cheverny est également connu pour son mobilier d'origine qui témoigne de l'art de vivre de ses habitants au fil des siècles.

Ouvert au public en 1922, son inscription aux Monuments Historiques de France et sa réputation comme collection remarquable de tapisseries et d'objets d'art en font aujourd'hui l'un des châteaux de la Loire les plus visités. Son parc et son jardin potager se visitent toute l'année ainsi que ses chenils où une meute d'une centaine de chiens de chasse sont visibles des visiteurs, notamment lors de leur repas.

Un modèle pour Moulinsart

En vacances dans la région, Hergé découvre Cheverny par un détour du sentier. Tombant sous le charme du château, il décide d'en faire le modèle de Moulinsart, célèbre propriété du capitaine Haddock, en l'amputant de ses deux pavillons extérieurs. L'intérieur du château se retrouve également dans les dessins du célèbre dessinateur comme par exemple l'escalier central dans lequel tombe si souvent son propriétaire... Une exposition permanente interactive vous propose de découvrir les liens entre Cheverny et Moulinsart en entrant de plein pied dans l'univers de Tintin.